Les douleurs tendineuses prolongées sont un véritable fléau chez les sportifs. Quand la tendinopathie devient chronique, elle impacte non seulement les performances, mais aussi la motivation et la qualité de vie. Parmi les traitements de pointe en médecine régénérative, le PRP (Plasma Riche en Plaquettes) suscite un intérêt croissant.
Mais est-il réellement efficace ? Et dans quelles conditions peut-il aider à guérir une tendinopathie ?
Le GRIIP, groupe médical français spécialisé dans les traitements régénératifs, apporte des réponses fondées sur la littérature scientifique, les essais cliniques et l’expérience de terrain.
Le GRIIP : une référence en médecine régénérative musculosquelettique
Le GRIIP (Groupe de recherche International sur les injections de plaquettes) est un collectif pluridisciplinaire de médecins du sport, orthopédistes, radiologues et chercheurs français.
Leur mission : promouvoir une médecine basée sur la preuve, en particulier autour du PRP, des injections échoguidées et de la régénération tissulaire musculosquelettique.
En s’appuyant sur des publications, des observations cliniques et un usage rigoureux de l’imagerie (échographie haute résolution), le GRIIP contribue à définir les bonnes pratiques et les indications fiables du PRP dans la tendinopathie.
Comprendre la tendinopathie chronique du sportif
La tendinopathie chronique se développe lorsqu’un tendon, soumis à des microtraumatismes répétés, n’arrive plus à se réparer spontanément.
On parle de forme chronique après 3 mois d’évolution.
Elle se caractérise par :
- Une désorganisation des fibres de collagène
- Un clivage ou une fissuration intra tendineuse, dont le diagnostic doit être fait en échographie standard ou par une IRM.
- Une hypervascularisation douloureuse
- Une prolifération nerveuse anormale
- Peu ou pas d’inflammation active (contrairement aux tendinites aiguës)
Les tendons les plus touchés chez les sportifs sont :
- Le tendon rotulien
- Le tendon quadricipital
- Le tendon d’Achille
- La patte d’oie
L’intérêt du PRP dans un contexte de tendinopathie
Le PRP est obtenu par simple prélèvement sanguin, centrifugation et réinjection du plasma enrichi en plaquettes, directement dans la zone lésée. Il agit comme un booster de réparation naturelle.
Selon les études rassemblées par le GRIIP, le PRP :
- Active les ténocytes (cellules réparatrices du tendon)
- Stimule la synthèse de collagène de type I (Appelé bon collagène)
- Diminue les cytokines pro-inflammatoires locales (IL-6, COX-2, etc.)
- Favorise la revascularisation utile du tendon
- Réorganise la structure fibrillaire du tissu en souffrance
Le PRP permet donc de relancer la cicatrisation là où elle reste bloquée, sans recourir aux corticoïdes ni aux traitements invasifs.
Ce que montrent les études (et les échographies)
Le PRP n’est pas magique. Son efficacité dépend d’un protocole bien respecté, comme le recommande le GRIIP :
- Injection échoguidée ciblée, au cœur de la fissure tendineuse
- Utilisation d’un PRP adapté (pauvre ou riche en leucocytes selon les cas)
- Repos relatif 5 à 7 jours
- Rééducation obligatoire de type Stanish : exercices excentriques progressifs, pour relancer la stimulation mécanique du tendon
- Absence de prise d’anti-inflammatoires avant et après injection car ils bloquent l’effet du PRP pendant 3 semaines à 1 mois.
- Aucune autre injection intra tendineuse en particulier de corticoïdes.
En résumé, oui le PRP est une solution naturelle, encadrée et efficace dans les tendinopathies chroniques du sportif, en particulier lorsque :
- Le tendon est fissuré ou désorganisé
- Les traitements classiques ont échoué
- Le patient reste actif ou souhaite reprendre son activité sans douleur
Il permet :
- Une réduction durable des douleurs
- Une restructuration du tendon
- Un retour au sport plus sûr et plus rapide des cicatrisations tendineuses
Il ne remplace pas la kiné, mais en amplifie les effets. Il ne supprime pas la blessure, mais relance le processus de cicatrisation tendineuse là où il est bloqué.

