Quelles pathologies du genou peut-on traiter avec une injection de PRP ?

Le PRP (Plasma Riche en Plaquettes) est une solution naturelle et innovante utilisée pour traiter certaines douleurs du genou sans chirurgie. Cette technique repose sur l’injection dans l’articulation de votre propre plasma, riche en facteurs de croissance, afin de stimuler la réparation des tissus abîmés.

Mais à quelles pathologies du genou le PRP est-il adapté ? Voici les principales indications reconnues.

L’arthrose débutante ou modérée du genou (gonarthrose)

C’est l’indication la plus fréquente.

L’injection de PRP peut soulager efficacement les douleurs liées à une arthrose légère à modérée, notamment chez les patients actifs ou jeunes souhaitant éviter ou repousser l’heure d’une mise en place d’une prothèse.
Les plaquettes contenues dans le plasma permettent de réduire l’inflammation, de ralentir la dégradation du cartilage et parfois même de stimuler une régénération des chondrocytes.

  • Amélioration observée dans 60 à 70 % des cas à 6 mois selon les études.
  • Alternative intéressante à l’acide hyaluronique ou aux corticoïdes.

Les lésions cartilagineuses localisées

Chez certains patients, une partie du cartilage est abîmée sans qu’il y ait encore de véritable arthrose, il s’agit d’une chondropathie.

Le PRP peut alors aider à freiner l’évolution de la lésion, en favorisant la régénération tissulaire locale, surtout si le patient est jeune ou sportif.

Il peut être indiqué en cas de chondropathie fémoro-patellaire, fissure cartilagineuse ou après un traumatisme articulaire.

Les tendinites du genou (tendinopathies rotuliennes ou quadricipitales)

Lorsque les tendons sont chroniquement inflammés ou dégénérés, les injections de PRP sont utilisées pour accélérer la cicatrisation des fibres tendineuses. Surtout s’il s’agit d’une tendinite fissuraire.

C’est une indication fréquente chez le sportif ou en cas de “genou du sauteur”.

En réduisant l’inflammation locale et en stimulant les cellules de réparation, le PRP permet une récupération plus rapide et souvent durable.

Les entorses ou lésions ligamentaires partielles

Dans certains cas, le PRP peut être proposé pour aider à la cicatrisation et donc à la guérison d’un ligament partiellement atteint, par exemple après une entorse du ligament collatéral ou une atteinte partielle du LCA.

Objectif : accélérer la cicatrisation naturelle et éviter une évolution vers l’instabilité ou une tendinite chronique.

Les douleurs chroniques après chirurgie du genou

Le PRP peut également être utile après une opération du genou, en complément de la rééducation.

Il est parfois proposé après :

  • Une réparation du ménisque
  • Une ligamentoplastie (LCA)
  • Une chirurgie du cartilage
  • Une fracture du plateau tibial

L’objectif est ici de réduire les douleurs persistantes, d’améliorer la récupération articulaire et de favoriser une meilleure qualité de cicatrisation.

Le PRP ne remplace pas toujours la chirurgie…

Il est important de noter que le PRP ne s’adresse pas à toutes les pathologies du genou. En cas d’arthrose très avancée ou de rupture complète d’un ligament, le recours à la chirurgie peut alors devenir nécessaire.

Mais dans de nombreux cas, le PRP constitue une alternative efficace, naturelle et sans effets secondaires lourds, pour retarder ou éviter une opération.

En résumé

Les injections de PRP peuvent être proposées dans les cas suivants :

  • Arthrose du genou (légère à modérée)
  • Lésions localisées du cartilage spontanée ou post-traumatique
  • Tendinites chroniques (rotuliennes, quadricipitales)
  • Entorses ou lésions ligamentaires partielles
  • Douleurs post-opératoires persistantes

Pour savoir si ce traitement est adapté à votre situation, une consultation avec un spécialiste est indispensable. Vous pouvez à ce sujet contacter le Cabinet du Dr Borrione – Orthobiomeca Sport afin d’envisager le traitement le plus approprié.

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